Vous avez une affaire en cours avec un promoteur immobilier ? Qu’il s’agisse d’une parcelle ou d’une maison, il vous faudra négocier convenablement pour obtenir gain de cause, ce qui n’est pas toujours facile. Comment s’y prendre pour réussir ? Découvrez quelques astuces pour y arriver à travers cet article.

Négociation du prix de votre bien

Pour un bien mise en vente, le promoteur vous proposera un prix qui peut être convenable ou non avec vos attentes. Néanmoins, si vous avez des connaissances sur les critères qui influencent le prix vous aurez bien votre mot à dire.

  • Le compte à rebours

Cette méthode est utilisée par les promoteurs pour fixer le prix de votre bien. Elle part d’un prix que vous espérez pour votre affaire, puis le promoteur va soustraire les frais financiers et techniques. Il mettra aussi une marge pour bien manœuvrer, puis le reste sera le coût de ce que vous voulez lui vendre. En effet, le promoteur se base sur la surface de plancher (SP) c’est-à-dire la surface sur laquelle il peut construire. Il prend aussi en compte l’étude du marché qui lui permet d’avoir le prix de vente pour un mètre carré habitable (SHAB). Ces paramètres lui permettent d’avoir un chiffre concernant votre bien.

  • Les spécificités du Plan local d’urbanisme (PLU)

Le PLU diffère d’une commune à une autre et il est important aux promoteurs de le comprendre pour faciliter leurs achats. Selon votre projet ou celui de la mairie, des conditions de constructions peuvent être changées et le promoteur se voit dans l’obligation de renégocier les contrats. Il est donc important que vous soyez bien informé pour participer activement à la négociation et être en accord avec la marge de votre promoteur.

Ces critères importent bien et vous permettent de comprendre comment se fixent les prix des parcelles par les promoteurs immobiliers.

Négociation des conditions suspensives

La négociation du prix de votre bien ne vous laisse pas trop de marge face à un professionnel qui saura comment vous amadouer pour arriver à ses fins.

  • Concentrez-vous plutôt sur les conditions suspensives.
  • Elles permettent au promoteur immobilier d’être garant des risques juridiques que court votre parcelle ou votre maison. Ceci peut s’étendre sur plusieurs mois, soit la durée de la vente de votre bien.
  • Au cas où il déciderait de ne plus acheter votre bien, vous aurez une indemnité : indemnité d’immobilisation. Elle représente une caution bancaire que le promoteur vous verse lorsque la PUV n’est pas respectée.

Il s’agit en fait d’une promesse unilatérale de vente (PUV) et elle vous dédommage du fait d’avoir confié votre bien à un promoteur pendant un long moment. Elle est différente d’une promesse de vente simple qui peut être levée si le promoteur change d’avis par rapport à l’achat et sans aucune indemnité.

Il est important de noter qu’une attention particulière doit être mise sur les différentes conditions de suspensions. Faudrait qu’elles aient de la valeur pour que le promoteur puisse adhérer à votre demande, vérifiez aussi que la date de l’échéance vous soit favorable. Dans ces conditions, la promesse sera viable et votre projet avec le promoteur immobilier pourra bien se mettre en place.

Ces quelques astuces vous permettront sûrement de bien négocier, il est aussi possible de vous faire aider par des professionnels.